mardi 30 novembre 2010

Interview avec Chrisitian Vanizette, CEO MakeSense.org

J’ai le plaisir de recevoir aujourd’hui Chrisitian Vanizette, CEO de MakeSense, qui a pu, entre deux trains pour la conférence Emerge2010 en Angleterre, nous accorder cette petite interview sur son projet pour changer le monde via sa startup.
MakeSense, pour ne pas la nommer, ouvre au public aujourd’hui. Je suis ravi de couvrir le lancement 
d’un tel projet.


IC: Bonjour Christian, merci d’avoir accepté cette interview, tout d’abord, est-ce que vous pourriez vous présentez en deux mots?

Globe-trotter sur Twitter.

IC: Je crois savoir que vous n’êtes pas tout seul sur MakeSense, pourriez-vous présenter les autres membres de l’Equipe?

MakeSense est un projet ouvert. Chacun peut joindre l’équipe et apporter sa pierre pour sourcer et résoudre davantage de défis d’entrepreneurs sociaux. Nous construisons MakeSense comme un projet Open Source. J’ai initié le projet avec mon ami Romain, Peter nous aide à réaliser notre application web, Agathe les graphismes, Leila la structuration du projet et d’autres membres de l’équipe nous aident aux quatre coins de la planète : vallabh a bangalore, lauren a sydney, magdaly a mexico, Simon à Bogota...et peut-être bientôt certains lecteurs de ce blog dans d’autres contrées.

IC: Justement, pourriez-vous nous expliquer ce qu’est MakeSense ?
MakeSense est une plateforme online et offline pour permettre à des individus de relever les défis d’entrepreneurs sociaux. Ces défis sont des défis business, design ou technologiques. Cela va de comment construire un vélo-reckshaw en Inde plus léger, à comment trouver des investisseurs, créer une communauté ou alors réaliser des business plan.

Pour permettre aux individus de relever des défis d’entrepreneurs online nous créons une application web MakeSense.org & offline nous mettons en place des MakeSense Camp sur le modèle des barcamps ou des individus se rejoignent avec des entrepreneurs pour résoudre des défis en local et durant un week-end.

IC: ça semble fascinant, j’ai vu que vous étiez d’ailleurs en Inde, en Bangladesh, un peu partout dans le monde pour votre projet, racontez-nous un peu l’histoire de MakeSense, comment tout ça a commencé ?

Tout a commencé par un voyage en Asie en Sac à dos à la rencontre des entrepreneurs sociaux grands et petits pour leurs demander ce qu’ils pensaient du projet.

IC: Mais concrètement qu’est-ce que MakeSense permet de faire ?

Cela permet à chacun de mettre sa créativité et son énergie au service de défis qui font sens car leur résolution permet aux entrepreneurs sociaux dans le domaine de la santé, l’éducation, l’énergie, le développement économique de développer leur projet et accélérer leur impact. Concrètement quand vous décidez de relever le défis d’un entrepreneurs social ce dernier reçoit un email et peut savoir que vous souhaitez vous impliquer avec lui dans la résolution de ce défis. C’est un moyen de se mettre en action auprès des praticiens du domaine et de mettre les mains dans le camboui pour avoir un impact.

IC: C’est bien du Social Entrepreneurship, n’est-ce pas ?

Oui il s’agit de social entrepreneurship. Cependant nous n’avons pas de définition du social entrepreneurship. Pour nous le social entrepreneurship c’est ce que les social entrepreneurs font et leur impact.

IC: Mais moi je ne suis pas du tout entrepreneur social, qu’est-ce que MakeSense peut m’apporter alors?

Tu peux apprendre auprès d’eux et relever des défis d’entrepreneurs sociaux, vu tes compétences certaines et multiples je suis sur que tu pourras aider :)

IC: C’est gentil. Alors si je veux participer, qu’est-ce que je dois faire ?
TU vas sur MakeSense.org, tu sélectionne les défis et les entrepreneurs qui t’inspirent et hop tu le fais savoir. Tu entres ensuite en contact avec l’entrepreneur sans avoir à te login :)

IC: Dernière question, ou serez-vous dans un an ?

Si tout va bien sur la route avec nos sacs à dos en train d’essayer de résoudre quelques défis avec un codeur et un designer. Pour ma part je suis tourné sur la résolution de défis dans le domaine de l’éducation et utilisant les technologies quand c’est nécessaire et que ces dernières ont une valeur ajoutée.

IC: Un dernier mot pour les lecteurs de I Don’t Fix Your PC ?

Don’t fix your PC, fix the challenges of Social Entrepreneurs :)


Très bien résumé par Christian, vous savez ce qu’il vous reste à faire : sauvez le monde, inscrivez-vous vite sur MakeSense et faites bouger les choses.
www.makesense.org



Merci à Christian pour nous avoir donné de son temps et bon courage à lui et à tous les autres MakeSensers.




lundi 29 novembre 2010

10 bonnes raisons de participer à la conférence LeWeb 2010

LeWeb 2009 and 2010 partial listphoto © 2010 Loic Le Meur | more info (via: Wylio)
Elle arrive à grand pas, la plus grande conférence sur les nouvelles technologies en Europe, en effet, du 8 au 9 décembre prochain, Paris verra l’organisation de la conférence LeWeb, événement majeur du vieux continent centré sur l’innovation technologique et le bussiness qu’il y a autours.

Cette conférence est juste incontournable pour tout professionnel, aspirant entrepreneur ou tout simplement pour tout passionné de technologie (cf. geek).Je propose d’ailleurs dans cet article 10 bonnes raisons d’assister à LeWeb, 10 arguments qui vous feront changer d’avis et feront en sorte que vous participiez à LeWeb !


Pourquoi Participer à LeWeb10 ?

1.       1. Pour être à la Silicon Valley, pendant 2 jours la Silicon Valley et les Etats-Unis s’invitent en Europe avec tout leur beau monde, VC, Business Angels, entrepreneurs, extravagances…
2.       2. Parce que même l’Europe a droit à son TechDisrupt, on compare souvent LeWeb aux événements TechCrunch, c’est pas faux, la seule différence c’est que LeWeb c’est mieux :D
3.       3. Parce que toute est plateformes de nos jours, le thème retenu pour cette année est « les plateformes », il s’agit de la nouvelle réalité du web : mobile, Facebook, applications, voiture et même le corps humain tout devient API accessible aux autres.
4.       4. Parce que Loic Lemeur , organisateur avec Géraldine Lemeur (sa femme) de cette événement, Loic est le modèle de l’entrepreneur français qui a réussi (un exemple à suivre?)
5.       5. Parce que les invités, avec 50 pays représentés et 2400 invités qui partagent les même centres d’intérêt, il sera difficile de s’ennuyer et de ne pas faire des rencontres extraordinaires.
6.       6. Parce que les speakers : imaginez lors d’une même conférence, Carlos Ghosn, CEO de Renault-Nissan, Denis Crowley, CEO de Foursquare, Marissa Mayer, Vice-Présidente Google, Michael Arrington, redacteur en chef de TechCrunch, Robert Scoble et d’autres intervenants du même calibre, vous aurez alors un petit aperçu de ce qu’est le web.
7.       7. Parce que les workshops : des ateliers pratiques de Google, Microsoft ou même Facebook, moi je suis preneurs.
8.       8. Parce que la startup competition : l’évènement que j’attends le plus, la seule compétition de startup digne de son nom en Europe, on verra enfin de l’innovation made in Europe.
9.       9. Parce que Paris : la bonne nouvelle est que la plus belle ville du monde a déjà mis en place c’est jeux de lumière pour la nuit, en prévision des fêtes de fin d’année.
10.   10. Parce que le café est gratuit (Merci Nespreso)

11.   11. Parce que j'y serais :)

Je suis invité à LeWeb en tant que « Official Blogger », je vais m’efforcer de couvrir l’évènement du mieux que je peux, je vous promets, articles, photos, et quelques autres surprises.

Si vous allez assistez à LeWeb10 aussi, faites-moi signe, je serai ravi de vous rencontrer le temps d’un café.


Vous savez ce qu’il vous reste à faire. Les inscriptions sont encore ouvertes.

jeudi 18 novembre 2010

LeWeb'10 Survival Guide podcast : discussion hostée par Eric Schwartzman avec @iChaib

LeWeb '09 day 1.2 @ 104 Paris-7092photo © 2009 Geraldine LE MEUR | more info (via: Wylio)

C’est un grand jour pour I Don’t Fix You PC.  J’ai eu le plaisir d’être invité par Eric Schwartzman, social media strategist à San Francisco, afin de participer à un podcast à coté de personnes très brillantes, Tara Hunt, (@missrogue), CEO de Shwowp et  Auteur de « The Whuffie Factor » depuis le Canada et Andrea Vascellari (@vascellari), CEO de itive.net venu de Finland, et donc moi, Ismail CHAIB, L’intrus, venu d’Algérie.

L’objectif était de parler de la conférence LeWeb’10 en décembre à Paris, mais force est de constater qu’on s’est étalé sur plusieurs autres sujets, passant du nouveau système de messagerie de Facebook à la crise économique en Algérie et en Afrique.

En effet, nous avons commencé, dans un premier, par discuter de Facebook Messaging, et puis, de l’impact des technologies sur les entreprises dans le monde notamment après la crise économique, dans une seconde partie, nous avons parlé de la conférence LeWeb, quelles sessions semblent les plus intéressantes, comment faire pour approcher les VC ou autres contacts professionnels et surtout … qu’est-ce qu’il faut mettre pour LeWeb ? :)
Nous avons essayé donc de proposer une sorte de guide de survie pour tirer profit de LeWeb

Vous pouvez écouter ce podcast sur le blog de OnTheRecord , ou bien, vous pouvez le télécharger ici.

Je serais ravi d’avoir votre feedback par rapport à mon intervention. Et si vous avez aimé, n’hésitez pas à partager.

PS : le podcast est en anglais.


Alors qu’est-ce que vous en dites ?

lundi 15 novembre 2010

Eponge ou Papillon ?

DSC00658.JPGphoto © 2007 Rob Evans | more info (via: Wylio)
Comment peut-on gérer les quantités phénoménales d'informations qui nous arrivent chacun jour?

En 2009, pour la première fois de notre histoire, nous avons produit en une année plus de données que tout ce qui a été produit auparavant cumulé. Nous parlons maintenant de gigabytes, d'exabytes, comment est-il humainement possible d'appréhender de telle quantité ?
Précisément sachant que le grand défi de notre siècle est justement notre capacité à gérer toutes cette information.
Je considère deux approches possibles afin de remédier à cela.

Il y a d'abord "éponge", c'est la personne qui arrive à "absorber" une énorme quantité de données, il aspire ces données et les stocke, éventuellement, il peut laisser quelques informations filtrées quand il en a trop. Eponge est très efficace pour ce qui est de la récole de données, toutefois, le problème avec ce genre de personnes, c'est qu'ils sont trop concentrés sur l'étape de collecte d'information et n'arrivent pas à (ou ne veulent pas) partager les informations dont ils disposent.

L'autre type d'approche, concerne les "papillons", ce genre de personnes, disposent d'un ensemble limité d'informations, mais vont "semer" ces informations partout, et vont polliniser d'autres personnes afin de partager et co-créer la connaissance. Il s'agit d'une approche radicalement différente de éponge, au lieu d'attendre l'information, on prend ce qu'on a, on le diffuse et on va chercher ce qui manque chez les autres et surtout on va créer des connaissances ensemble.

Néanmoins, n'est pas papillon qui veut, un papillon est une sorte de Linchpin, ceci exige certains talents, du courage et la capacité de « réfléchir en réseau » ; de plus,  le scope des informations traitées est beaucoup plus réduit et l'efficacité de l'approche n'est tout fois pas toujours au rendez-vous.

J'ai toujours pensé que éponge est le modèle le plus intéressant  dans un contexte où l'information circule ci-vite, il fallait absorber et absorber encore plus, à force, je me disais que cela serait une sorte d'avantage concurrentiel en tant que tel par rapport à une société dépassé par l’âge de l'information et par l'usage des technologies.

Cependant, je change peu à peu d'orientation, je me dis que partager l'information, tirer profit de son réseaux comme source d'information et surtout faire confiance à ce réseau et créer ensemble de la connaissance, bref, être un papillon me parait plus pragmatique et plus efficace quoique moyennant un investissement "humaine" plus important, la preuve je suis très mauvais à cette exercice malgré ma bonne volonté, pour l'instant du moins ;)


Eponge ou Papillon? il me tarde de savoir où est-ce que vous vous situez?


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mardi 9 novembre 2010

3 Profils atypiques d'entrepreneurs

How the Internet is changing the rules of the game - Entrepreneurship - 'immigrant perspective'photo © 2008 Andrea Vascellari | more info(via: Wylio)

Beaucoup de gens pensent qu'être entrepreneur et lancer sa startup est un métier très risqué et très difficile, je le pense aussi (en fait, je le vis même), mais je pense aussi que nous ne sommes pas les plus à plaindre, du moins dans le domaine des technologies, d'autres positions sont beaucoup plus difficiles à tenir, réussir dans de tels contextes relève de l'exploit voire de l'héroïsme. J'ai beaucoup de respect pour ses profils, et si vous pensez que le monde des startups était une jungle attendez de voir leur environnement au quotidien !

1.   Les Intrapreuneurs : ou entrepreneur à l’intérieur d’une entreprise, le défi ici est qu’un simple employé ou manager d’une grosse corporation arrive à insuffler la dynamique propre aux startups dans son équipe et de la répandre sur toute l’organisation. Transformer une organisation bureaucrate, sclérosée et immense en startup agile, est-ce possible ? Je connais beaucoup de manager qui voulait changer au moins dans leurs équipe et adopter telle ou telle bonne pratique, rare sont ceux qui ont réussis ou qui ont osé franchir le pas réellement. Par contre, la fameuse méthode des 80/20 de Google peut être assimilée à de l’intrapreneurship, et j’aime à penser que Steve Jobs et le plus grand intrapreneur que la terre ait jamais connue :)

2.     Les entrepreneurs sociaux s’ils génèrent du revenue, l’entreprenariat social est selon moi l’avenir des startups, le problème est que le plus souvent on démarre avec des idées et des projets colossaux et qu’au final on arrête tout par manque de moyens. Je suis fascinée par ses entrepreneurs qui font de l’argent tout en rendant service à leurs société/communauté et en améliorant les conditions de vie pour leurs semblables. J’ai été très étonné par les efforts de BttrVentures mais le meilleur exemple de ce genre d’entrepreneur reste sans doute Fabio Rosa, qui a introduit l’électricité dans les foyers ruraux du Brésil dans les années 1980-90 par deux fois, la première, financée par la mairie où travaillé Rosa, a échoué après des débuts enthousiasmants une fois que le maire avait été changé, la deuxième quelques années après avait réussis à desservir en électricité 16 états brésiliens, Rosa avait cette fois-ci lancé une entreprise commerciale.

3.     Les ONG qui sont gérées comme des entreprises et qui veulent être tenues responsables de leur actions sont pour moi celles qui réussissent. Les responsables de ses structures font face à un double combat, d’abord les difficultés quotidiennes du monde associatif et celles liées à leurs actions et puis aussi le gros travail d’explication et de motivations des volontaires afin qu’ils se soumettent « bénévolement » et de bon cœur à un autre jeu de contraintes pas évident a priori, c’est d’ailleurs la pierre d’angle de la stratégie de Bill Gates dans son ambition de vouloir éradiquer le paludisme en Afrique, il est prêt à donner (beaucoup) d’argent aux associations sur le terrain, mais celle-ci doivent lui rendre des comptes, ils négocient au début des objectifs annuels, si c’est objectifs ne sont pas atteint, les fonds ne sont pas réinjecter dans l’associations en question et sont redirigés vers une autre organisations, et heureusement pour nous, cela marche ! (est-ce que déjà j’ai mentionné le caractère exceptionnel de l’action de l’ex N°1 de Microsoft en Afrique ?)
Autre exemple, qui me tient à cœur aussi, c’est l’organisation AIESEC (à laquelle j’ai le privilège d’adhérer), il s’agit de la plus grande organisation gérer par des étudiants, et de la quatrième organisation la plus démocratique au monde, tous cela a été possible car les notions de leadership, de bonne gouvernance, de responsabilisation… sont au cœur de l’ONG et son diffusées trés tot à travers tout le réseau et chez tous les membres.

Voilà pour ces profils atypiques d’entrepreneurs, j'espère que cela permettra de reconsidérer la fonction d'entrepreneur au sein d'une vision plus globale. Il est clair qu’en plus des barrières et difficultés inhérentes à la volonté d’entreprendre ces profils, ces entrepreneurs, subissent aussi le poids de contraintes surtout culturelles, que nous ne connaissant pas forcément dans le monde des technologies. Contraintes (presque) infranchissables, heureusement que des exemples sont là pour nous démontrer le contraire, c’est juste qu’il faut ce qu’il faut pour changer le monde ! 

A quel autre profil atypique pensez-vous? Jusqu'à quel point l'entreprenariat peut-il s’étendre?

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jeudi 4 novembre 2010

Pourquoi créer une startup en Algérie sera toujours une oppportunité

Le Jam Mag, le magazine culturel algériens qui monte, à comme à son habitude su aiguisé mon intérêt, leur dernier article, sous le titre (provocateur ?) de « Lancer sa start-up en Algérie : chimère ou réelle opportunité ? » parle de la problématique de création de startup en Algérie, pourquoi ça marche pas ? Faut-il ou pas se lancer ? L’article glisse une note d’amertume entre deux partitions d’espoir.

Une amertume du notamment aux promesses du programme Algerian Startup Initiative (ASI), lancé l’année dernière, et qui tardent à se concrétiser. Je suis moi-même lauréat de ce concours, nous avons monté notre startup « ASQ » à l’issue de ce programme justement (j’ai tout de même décidé d’aller terminer mes études en France et ne pas rester en Algérie). Je pense donc que mon avis pourra intéresser quelques-uns.

Aussi, et selon mon opinion biaisais, qu’en est-il des startups en Algérie ? Rêve ou réalité ?
 

Je soutiens que la création d’entreprise est un impératif économique d’ordre national, qui est du reste une réalité au jour d’aujourd’hui, certes pas « scalable » mais réalité quand même. Bien plus, je crois profondément au bien-fondé de la création de startups, et je pense qu’il s’agit d’un choix particulièrement pertinent en Algérie aujourd’hui. Pourquoi ?

  • 1. Parce qu’en « Algérie tout est à faire ou à refaire », le marché est vierge et les opportunités multiples, tout peux marcher si tant est que l’on propose un produit de qualité.

  • 2. Parce que les barrières technologies sont quasi-inexistantes, l’open source bien sur rend les outils logiciels à porter de mains, mais aussi Microsoft Algérie qui est bien présente, et qui supporte ce type d’initiative notamment via le programme BizPark, de plus, l’Université Algérienne forme des milliers d’ingénieurs en informatique chaque année, et nous avons la chance, puisqu’ils ont du talent.

  • 3. Parce que nous sommes dans un contexte de mondialisation et de compétitive dynamique, à partir de votre Ecole d’Ingénieur à Alger vous êtes potentiellement un concurrent de Google, il suffit d’un PC et d’une connexion internet. Il y a un véritable basculement (shift) au niveau mondiale qui s’opère, l’intérêt n’est plus porté sur l’infrastructure mais sur le capital humain, c’est vos compétence et votre talent qui feront la différence et non votre origine, votre capitalisation ou votre taille.


Je n’essaye pas de camoufler une réalité algérienne pénible et difficile à vivre surtout pour une jeune entreprise : désintérêt général, infrastructure technique peu fiable, lourdeurs administratives, et même corruption. Mais je persiste à dire que cela n’empêche pas la création et la réussite de la startup, peut-être cela nous oblige à travailler 2x voire 20x plus que la normale toujours est-il cela reste du domaine du possible !

J’en veux pour preuve toutes ses petites structures qui ont déjà réussis, ses startup algériennes qui nous montrent le chemin à suivre et nous inspirent chaque jour, citons par exemple, RedFabriq qui est en passe de devenir la meilleure startup au niveau méditerranée ou même Intellix, le « petit » éditeur de logiciel, qui équipe 80% des pharmacies en Algérie et qui s’étendra au Maroc très bientôt.

Aussi, de grâce, ne me parlait plus de ASI ou d’un autre programme gouvernementale, l’entreprenariat est par essence une activité individualiste, une « innovation destructrice » qui ne saurait être institutionnalisé. Ses initiatives sont excellentes, l’intérêt de l’Etat est primordiale certes mais en tant qu’entrepreneur nous ne pouvons attendre les bénédictions de tel ou tel mécène (quoi qu’il est important de savoir en profiter), n’oublions pas que le rôle de l’entrepreneur est d’apporter le changement, de transformer son environnement et non pas de s’adapter à celui-ci.

 A ASQ, nous travaillons toujours et cela depuis que nous avons gagné le concours de création d’entreprise, il est vrai que nous n’avons rien reçu pour l’instant de la part de l’ASI ou de l’Etat, mais nous sommes toujours en contact avec les gens de l’ASI, avec le réseau que nous avons pu construire via le programme, et surtout nous développons notre logiciel, nous recherchons des clients potentiels… Par ailleurs, je suis sûr que les promesses seront tenues dans les jours à venir.

Bien plus, même si je suis en France, je continue l’aventure, je travaille toujours sur le projet, l’éloignement géographique n’est plus une excuse acceptable aussi (je voudrais d’ailleurs remercier Skype pour son aide appréciable lors de nos meetings :) )

Enfin, je pense que le plus grand obstacle face aux startups en Algérie n’est ni d’ordre technique, ni d’ordre administrative, il s’agit d’un problème culturel à mon avis, la Silicon Valley est ce qu’elle est parce que la culture startup fait partie de l’ADN des gens de la région. Commençons par définir ce qu’est une startup, pourquoi c’est important, comment ça marche, parlons autours de nous de startups, de la pertinence d’une telle alternative, sensibilisons étudiants, entreprises, associations, collectivités locales….Evangélisons, ce que le Jam Mag fait excellemment pour l’instant ;)

J'aimerais connaitre votre avis sur le sujet. Pensez vous que les startups n'arriverons jamais à décoller en Algérie ?

[Photo Avion Air Algérie. Source : http://www.flickr.com/photos/caribb/]


EDIT : Photo CyberParc Sidi Abdellah supprimé


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lundi 1 novembre 2010

Top 20 des comptes Twitter algériens à suivre absolument

Vous avez ouvert votre compte sur Twitter récemment, vous avez suivi les étapes pour avoir un compte professionnel et mieux tirer parti de l’outil, vous commencez à être addict et vous ne savez pas qu’elle étape faire maintenant !

Et bien la prochaine étape c’est de suivre des gens sur la plateforme, « d’ajouter des amis », et avec plus de 100 millions d’utilisateurs, il est crucial de choisir les bonnes personnes, celles qui pourront vous apporter le plus d’informations intéressantes et qui pourront même éventuellement faire décoller le nombre de vos followers.

Aussi, j’ai essayé de concocter une petite liste des 20 comptes Twitter ou tweeples (Twitter people) les plus intéressants et les plus actifs parmi les les tweeples algériens.
Si vous chercher des algériens à ajouter à votre liste de contacts, ajouter TOUS ceux-là !

@Karim_2, Karim Abdelmoula est THE spécialiste algérienne concernant le marketing sur les réseaux sociaux et web2.0, il partage quotidiennement beaucoup de liens intéressant sur le sujet.

@DjeradSofiane Sofiane est à l’informatique en Algérie ce que la femme est à  l’homme, son avenir :) Ce tout jeune passionné d’Apple, maintient aussi l’un des blog les plus lu en Algérie

@Yaspuppchen Yasmine Bouchène est la cofondatrice et la rédactrice en chef du webzine culturel le plus respecter en Algérie, Jam Mag (que voudrez lire absolument au passage), cette « releveuse de challenges » est la journaliste la plus 2.0 du pays.

@Martani_net j’ai déjà parlé de Martani Fakhrou dans un article sur le futur de l’informatique en l’Algérie, cet informaticien de génie tweet beaucoup sur le développement logiciel(programmation, base de données, web…). Ce permet des envolées philosophiques aussi quelques fois.

@Boubled : pour moi, c’est la personne la plus drôle de tout Twitter, ne tweet pas souvent malheureusement mais la communauté a appris à attendre et chérir chacun de ses tweets mémorables.

 @Blog_De_Ddw  Dounia est la spécialiste mode et beauté en Algérie (et pas que !) son blog et ses concours (que j’arrive toujours pas à comprendre) sont suivi assidument dans beaucoup d’autres pays. 

@Aboussadi Abdellah Boussaidi est la personne que je connais qui a le plus convertit de gens sur Twitter (beaucoup plus que moi d’ailleurs), cette informaticien passionné d’Algérie tweet sur son pays, la Business Intelligence, la Qualité de données, et plein d’autres sujet aussi intéressant.

@DeviilBoy Akram Soudani est un autre jeune espoir de la « scène geek algérienne », ce mordu de jeux vidéo à tout tester sur son blog.

@Hamoudaissam Hamoud Aissam  tweet généralement en arabe, ce graphiste, très respecté au moyen-orient, est son doute l’un des meilleurs désigner en Algérie.

@Naceron autre designer, la référence en ce qui concerne les news concernant les produits Microsoft.

@Ranousha  la plus geekette des geekettes, Randa vous parlera de téléphones portables, de gadgets mais aussi d’apps en tout genre, early adopter oblige. 

@AkliAA  Akli Ait Abdallah  est un journaliste établi à Montréal, ses tweets concernent la culture, la politique, la découverte du monde… et sont très instructifs

@Agence84 la web agency N°1 en Algérie a son propre compte Twitter, maintenu par son CEO, rien que ça, et oui, on est pas leaders sur les médias sociaux par hasard !

@Fbrahimi  Fadhila BRAHIMI est l’expert la plus respecté en Europe en termes de eRéputation, Personnal Branding et stratégie de présence, son blog fait référence dans le domaine et son taux de tweet sur le sujet est hallucinants. 

@Youknowriad  tout le monde connait Riad Benguella, le papa Bloginy, l’annuaire des blogs algériens Ces tweets sont éparses mais  très appréciable aussi.

@Oussama  Oussama est sans doute le plus geek de l’Algérie entière. Informatique, jeux vidéo et références obscures sont le lot quotidien de ses tweets.

@ManichSuperman n’est effectivement pas Superman, par contre Mohammed Bouhafs est un Twitter acharné passé maitre dans la geekologie.

@Djug est un informaticien spécialisé dans la sécurité et les systémes informatique, il est surtout le rédacteur en chef de la revue informatique en arabe IT-Scoop.

@HaLa_G autre geekette accro à Twitter, Hala est très douée pour dénicher les liens qu’il faut Retweeter.

 @KarimKerbouche le sportif algérien le plus à la page, Karim est le capitaine de l’équipe nationale algérienne de Hockey (et oui, elle existe !), établi à Londres, il s’avère être une excellente source pour suivre les péripéties de notre équipe nationale.

En résumé


Ainsi, s’achève ma liste des 20 twittereurs algériens les plus influents et les plus actifs, qu’il faut suivre absolument. Je pourrai aussi vous proposé de suivre votre humble serviteur, iChaib, je suis en effet, classé 1er twittereur algérien sur twitaholic.com et l’une des personne les plus influentes sur Twitter et Facebook selon Klout.
Par ailleurs, si vous voulez suivre plus d’algériens sur Twitter, abonnez-vous à la liste que je maintiens sur Twitter, et qui comporte un peu plus de 430 comptes DZ.


Enfin, je souhaite mettre à jour ce post régulièrement, pour ajouter d’autres twittereurs aussi intéressants, je compte sur vous donc pour me signaler, en commentaires, les algériens que j’ai pu oublier ou que je ne connais pas encore.

A vos listes !